Le_general_FL'actualité militaire est présentement secouée par l'imminence d'un limogeage du général de division Philippe MANGOU actuel CEMA des Forces Armées Nationales de Côte d'ivoire. Si dans le principe nul n'est indispensable encore moins inamovible et que le général MANGOU court vers les 4 années moyenne et ordinaire de service d'un CEMA, l'on est en droit de se poser la question de la pertinence de ce prétendu limogeage...

Le général MANGOU faut-il le rappeler a été nommé dans la période troublée de novembre 2004 en remplacement du général de division
DOUE Mathias lui aussi issu de la cavalerie  qui avait été évincé à cause de l'échec de l'opération "CESAR" rebaptisée par la suite "Dignité". Le limogeage brutal du général DOUE était en fait motivé par l'absence de loyauté de la part du natif de Yrozon qui était "travaillé" par les agents de la DGSE présents en Côte d'Ivoire toutes choses qui étaient sûes par les "grandes oreilles" des services ivoiriens d'intelligence. La jeune garde des Hommes de la "Légion d'Honneur" avait été placée "au pouvoir" par le président GBAGBO soucieux de garder la main sur l'outil militaire en y mettant des valeureux militaires, loyaux et honnêtes.

Cette jeune garde n'avait pas tardé à faire ses preuves, le président GBAGBO décida alors de recompenser les actions de MANGOU en le nommant général de division. Une nomination inespérée pour un officier certes courageux mais qui ne disposait pas d'un bagage académique impressionnant et qui il y'a encore 5 ans était un parfait inconnu pour les profanes. Les actions de l'énergique cavalier de Saumur destabilisent il est vrai  les ennemis de la République et les abonnés des putsch avec leur corrollaire de victimes innocentes.

Décidées de destabiliser la République dans ses fondements les plus sûrs, ces ennemis qui se revêtent de la peau d'agneau à l'occasion sont décidés à faire feu contre un Homme dont la loyauté n'est plus à démontrer. A la vérité, ne disposant que de maigres cartouches depuis la dynamique insufflée par l'Accord de Ouagadougou auquel adhèrent pleinement les FANCI, ces adversaires de la démocratie prêchent insidieusement la division dans l'espoir de retarder l'inexorable: la réunification de la République.

A la vérité, le remplacement et non limogeage (la différence existe et est notable) n'est pas à l'ordre du jour dans l'agenda présidentiel; le PR étant satisfait du travail de MANGOU. Dans tous les cas MANGOU n'étant pas éternel il sera assurément remplacé un jour par un officier supérieur ou général de sa trempe, la relève qualititative existant au sein de l'Armée avec des officiers comme le général AKAFFOU, le contre-amiral VAGBA, le Lt-colonel ZADI, ou encore le très populaire Lt-colonel KONAN.


Wazi