FANCI : Forces Armées Nationales de Côte D'Ivoire

Ce blog est dédié à l'ensemble de nos forces de défense et de sécurité qui ont vaillamment combattu pour maintenir debout les institutions légales de la Côte d'Ivoire et garder sauve la dignité de notre peuple.

22 avril 2008

Doit on reformer ou réformer l'armée ivoirienne?

Reformer, c'est faire de nouveau ce qui a été fait, remettre en état, réparer ou simplement refaire, reconstituer. Reformer est différent de réformer qui signifie, corriger en supprimant ce qui est nuisible, retirer du service.

Reformer une armée, c'est la refaire sur des bases solides. Mais ce n'est pas une correction pour retirer le nuisible.

Tous, militaires, civils, politiciens, intellectuels, hommes de média, parlent de la nécessité d'une reforme de l'armée ivoirienne. Mais pourquoi reformer l'armée, et qui doit le faire?

Partant de la définition des deux mots qui semblent dire la même chose, il faut simplement retenir que l'armée ivoirienne mérite d'être reformée. La reforme s'impose parce que plus rien ne va, car l'armée se meurt et elle se meurt parce qu'elle perd ses valeurs.

Créer en 1960, l'armée ivoirienne a évolué jusqu'à une époque récente avec trois Bataillons d'infanterie auxquels s'ajoutaient des unités spécialisées: Escadron blindé de reconnaissance, Compagnie aéroportée, Batteries d'artillerie sol-sol et sol-air. Ces unités spécialisées prendront plus tard respectivement les noms de Bataillon blindé, Bataillon de commandos et de Parachutistes, Bataillon d'artillerie sol-sol et Bataillon d'artillerie sol-air. Le Groupement Aérien de transport et de Liaison  et la Marine nationale complétaient l'ensemble.
C'était certes une jeune armée, sous-équipée avec un effectif limité, mais, elle était forte, aimée et respectée parce qu'elle avait une base solide: la discipline. Ses animateurs que sont les militaires étaient des modèles.
Aujourd'hui, l'armée ivoirienne a perdu de son prestige. En effet, depuis environ deux décennies, la discipline qui faisait sa  principale force l'a "désertée" pour ne plus revenir. L'indiscipline a alors pris le pas sur la discipline.

Dans un souci de redressement, il est impérieux de reformer l'armée ivoirienne. Cette reforme n'implique pas l'adoption de nouvelles lois régissant l'institution militaire.
Un rôle doit être défini pour chacun. Le soldat fera son travail, le sous-officier se consacrera   à l'instruction de la troupe et l'officier commandera à tous ses hommes.

La reforme de l'armée (par le militaire) exige que tout soldat quel que soit son grade, révise son cours de Formation Commune de Base (FCB) pour  apprendre une fois encore le "MAMADIOUDEPAPORT" qui récapitule les sept principales fautes militaires. Ainsi, le manque de respect envers son supérieur, la manifestation d'opinion publique, la Divulgation du secret confidentiel, l'oubli de la dignité, la Détérioration volontaire du matériel appartenant à l'armée, la paresse et la négligence, le port irrégulier de l'insigne, sont autant de fautes que chacun devra se garder de commettre.
Pour ainsi dire, l'armée de Côte d'Ivoire a besoin d'être disciplinée, discrète, disponible et disposée aux ordres du chef. Il faut qu'elle se respecte pour se faire respecter.
Notre armée pourrait retrouver les valeurs qui la caractérisaient dans les années 60 où elle était sous-équipée mais aimée et respectée.
               Une armée forte n'est pas uniquement celle qui a les armes les plus redoutables, mais aussi et surtout celle qui est disciplinée et prête à la tâche!


       

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07 janvier 2008

DU RIFIFI EN "ZONE REBELLE"...

IB_MPCIL'actualité ivoirienne est présentement marquée par des troubles importants qui secouent les zones occupées par la rébellion. Diverses sources dont celles proches de l'ONU évoquent des "exécutions sommaires" qui se chiffreraient à environ "60 personnes" aux dires du cabinet privé du sergent-chef Ibrahima COULIBALY. La question se pose alors de savoir pourquoi tant de morts au sein de la rébellion qui s'était pourtant engagée à désarmer conformément aux Accords de Ouagadougou?La réponse se trouve dans l'histoire de cette rébellion...



Au départ était Ouattara...

En effet, malmené par le régime de Konan BEDIE en 1999 qui avait lancé un mandat d'arrêt international contre lui, "ADO" comme le surnomment ses partisans avait promis en public de "faire tomber ce régime". Cependant cette tentative de troubler le microcosme politique ivoirien par un putsch se heurtait au fait que la plupart des généraux proches de OUATTARA n'avait pas de troupes. En effet, c'est un truisme d'affirmer que les généraux PALENFO, COULIBALY, DIABAGATE etc... N’avaient pas de troupes sous leur commandement direct ce qui rendait le projet de putsch inopérant. De plus, un précédent avait secoué l'Armée ivoirienne avec l'affaire du putsch avorté du général de brigade GUEI en 1995. Purgé de nombreux éléments et officiers, l'Armée ivoirienne se tenait coi.

OUATTARA entreprit de confier "l'affaire" à des sous-officiers très populaires au sein de l'Armée en particulier à un dont le nom restera à jamais gravé dans la mémoire de l'Armée: le sergent-chef Ibrahima COULIBALY alias "Ibrahima Bravo" dit "IB". Sous-officier de renom titulaire du Bac, IB était apprécié de la troupe et le fait qu'il ait été affecté à la protection personnelle du Premier ministre OUATTARA facilita les choses. IB se vit confier la "lourde responsabilité" d'un plan qui devait évincer le natif de Dadiékro de façon violente. La suite, nous la connaissons tous devant la fuite de BEDIE, tout le dispositif mis en place par ce dernier s'effondra et l'entreprise qui au départ devait être violente s'effectua sans (ou presque) effusion de sang. C'est sur instructions de OUATTARA que le général GUEI encore hébété par la facilité avec laquelle BEDIE était tombé fut choisi pour assumer "l'affaire" en lieu et place de PALENFO et COULIBALY politiquement très marqués.

 

IB putschiste multirécidiviste...

L'arrivée au pouvoir de celui que "personne n'attendait" en l'occurrence Laurent GBAGBO en lieu et place du Gal GUEI ne découragea pas pour autant OUATTARA dans son entreprise de conquête violente du pouvoir. Il réactiva donc IB et ses hommes alors en exil au BURKINA FASO depuis un complot manqué contre GUEI. IB manqua le coche à deux reprises d'une part en décembre 2000 mais aussi et surtout en janvier 2001 lors du fameux "complot de la Mercedes noire" dans laquelle IB parada triomphalement à Bouaké sa ville natale avant de voir ses hommes repoussés par les FANCI.

A la veille du 19 septembre 2002, tout était fin prêt pour le déclenchement du putsch. L'Armée ivoirienne était infiltrée, les cellules dormantes prédisposées, certains leaders politiques ou étudiantes comme Guillaume SORO devaient jouer dans cette tripartition fonctionnelle un rôle certes mineur mais nécessaire.

L'échec des insurgés à Abidjan leur permit de s'installer durablement à Bouaké où IB comptait beaucoup plus de fidèles et d'alliés comme le colonel GUEU Michel commandant en second du 3e Bataillon d'Infanterie. Depuis Ouaga IB pilota la rébellion avec une main de fer, les moindres écarts étaient châtiés et la rébellion à la différences des autres payaient rubis sur ongles et ne volaient rien. La discipline était le maître mot dans les rangs des chefs rebelles que seul IB pouvait contrôler.

"Soro n'est pas notre chef" !!!

Si sur le terrain la rébellion accumulait les victoires, le front ne tarda à se lézarder. En effet, l'irruption du jeune SORO qui apparaissait comme le "chef de la rébellion", ne tarda pas à agacer les éléments qui avaient pactiser pour enlever GBAGBO du pouvoir, entre autres les Kass beau-frère d'IB, Adam's ...Cependant il faut remarquer que grisé par les appuis diplomatiques inespérés, par la sympathie de la "communauté occidentale", par le soutien direct de la FRANCE ainsi que par des victoires militaires, IB ne tarda pas à se considérer comme l'instigateur principal de cette rébellion alors que la tâche lui avait été confiée par OUATTARA en personne. Entouré d'une "cour" de griots et de vassaux, IB et son épouse ne tardèrent pas à rêver à une accession au pouvoir (par la violence évidemment).

Toutefois, sur le terrain SORO gagnait en popularité, son courage et sa fréquentation des grands de ce Monde lui attirèrent la sympathie sinon la fidélité de la troupe. Ce qui lui permit de s'attacher à Tuo FOZIE, le redoutable Cherif OUSMANE, WATTAO, MOBIO ainsi que le très cruel FOFIE, seuls ZAKARIA ET Messamba KONE apparaissaient neutres à la veille du clash. Outré par la prééminence du jeune SORO qui s'était imposé comme le chef de la rébellion, IB déclencha une attaque qui se solda par la perte de ses éléments les plus fidèles. Affaibli par une action judiciaire en FRANCE et mis au pas par un SORO rusé et pugnace, "Major" opta pour un profil bas sans baisser la garde...


A quand l'épilogue?

C'est depuis le BENIN que le mégalomane sergent-chef COULIBALY réunit une poignée de partisans afin d'occire le désormais très impopulaire SORO. En effet, IB surfa sur le mécontentement et la déception générale de la population qui ne croyait plus en une rébellion séduite par les ors de la République. A l'instar de ses autres tentatives de putsch, IB foira sa dernières cartouches. Son complot éventé fut une fois de plus durement réprimé par un SORO à la main lourde. Cette rébellion des seconds couteaux puisque son instigateur principal n'est autre qu’OUATTARA n'a pas fini avec le temps des purges, des ressentiments, et de l'avidité.  Les chefs de la rébellion se regardent désormais en chiens de faïence. Le cercle des fidèles de SORO se réduit comme une peau de chagrin et 2 chefs conservent encore toute leur indépendance. A quand l'épilogue? Qui aura le dernier mot entre ces 2 exécutants, quelle est l'influence de OUATTARA sur "sa" rébellion? La question reste posée...

 

 

Posté par Wazi à 12:32 - Actualités générales - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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