28 septembre 2005
Les Fanci face à l'enjeu stratégique du Golfe de Guinée.
Depuis la fin du 19 ème siècle, le pétrole est devenu l'objet de
convoitises de la part des puissances principales du système
international. Les Etats-Unis ont les premiers marqués leur intérêt
majeur face à la question pétrolière en signant des accords importants
de coopération avec d'une part l'Arabie Saoudite de la Dynastie des
Saoud et d'autre part l'Iran des Pahlevi.
L'actualité récente
démontre et illustre que les Etats-Unis considère le pétrole comme un
enjeu vital pour le bon fonctionnement de leur Etat. La guerre en Iraq
qui se trouve être la deuxième réserve mondiale du Monde tente à
souligner l'aspect intéressé de l'intervention américaine en Iraq.
Toutefois la recrudescence des bandes terroristes au Moyen-Orient, la
nucléarisation progressive de l'Iran voisine, l'instabilité et la
piraterie élevée dans les zones du Détroit de Malaca en Asie du sud-est ainsi que la
consommation exponentielle des Etats émergents comme la Chine ont
conduit les Etats-Unis à s'intéresser à d'autres zones
d'approvisionnement en énergie, le Golfe de Guinée est devenu donc une
"priorité" stratégique américaine pour la décennie à venir.
Le Golfe de Guinée est une zone que les spécialistes en géographie déterminent de façon inconstante, nous considérerons en espèce qu'elle s'étend de la Guinée-Bissau à l'Angola et recouvre pour ce faire les bassins maritimes de plus de 14 Etats Africains. La région du Golfe de Guinée est la région qui produit le plus de de pétrole en Afrique avec le Nigéria (1er producteur) et l'Angola (3ème producteur). Cette région est donc très intéressante. Toutefois, l'intérêt pour le Golfe de Guinée est partagée par l'ensemble des puissances, que ce soient les Etats-Unis qui y voit une source de diversification de leur consommation en énergie, la France qui y a une présence historique et coloniale ou même la Chine qui compte y tisser des amitiés solides pour ses besoins croissants en énergie.
Au niveau régional, la Côte D'Ivoire avec une production de 33000 b/j (barils/ jour), n'est pas à négliger. De plus avec la mise en exploitation du terminal C 101 appartenant à la compagnie Vanco energy, la Côte D'Ivoire produira au 1er semestre de l'année 2006 le triple de sa production actuelle soit plus de 100000 b/j et ce sans compter son potentiel gazier. Devenu un pays pétrolier à part entière, la Côte D'Ivoire devradonc disposer d'une marine militaire solide et efficace à même de protéger ses populations mais surtout ses installations pétrolières qui sont appelées à se développer. Rappelons pour ce faire que le Pays dispose de réserves avérées de plus de 2 milliards de b/j dans son sous-sol marin. C'est donc pour parer à toutes les éventualités que le Gouvernement doit doter les FDS (Forces de Défense et de Sécurité) d'un armement leur permettant de faire face à n'importe quels types de menaces.
En effet, si le conflit du 19 septembre a permi aux Autorités de
réagir promptement en dotant l'Armée de terre mais aussi l'Armée de
l'air de moyens relativement adéquats, force est de constater que la Marine Nationale est restée le parent pauvre de cette manne
financière. Les Autorités doivent pour celà anticiper les futurs
enjeux de la décennie en équipant nos marins de vaisseau de combats de
deux catégories:
1°) La 1ère catégorie sera celle des vedettes ou
autres patrouilleurs qui pourront être conçus et fabriqués par les
ateliers centraux de la SOTRA (subventionnée à cet effet). Ces vedettes
et patrouilleurs permettront à la Marine Nationale de contrôler le
traffic maritime près des côtes et de prévenir ainsi toute piraterie
maritime dans le pays.
2°) Dans la seconde catégorie, il s'agira
de doter notre Marine d'au moins deux frégates afin de protéger les
installations pétrolières off-shore et de dissuader certains Etats
voisins susceptibles de violer l'intégrité de la ZEE (Zone Economique
Exclusive) ivoirienne.
Il va sans dire que la formation devra suivre cet armement, il conviendra donc de privilégier des accords de coopération bilatéraux avec des Etats émergents comme la Chine, le Chili ou le Brésil au lieu d'accords infructueux avec des Pays comme la France qui ne se contente que de réparer nos vieux rafiots inopérationnels depuis des lustres. La formation de fusilliers commandos devra être encouragée et étendue pour atteindre le chiffre de 2000 fusilliers en 2009. Sans ces efforts, la Marine nationale se contera d'être une Marine de nom incapable d'assurer la protection du littoral ivoirien, de ses populations et de ses richesses.
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