13 décembre 2007
Le gouverneur français ANGOULVANT.
Le gouverneur français ANGOULVANT a été le 1er gouverneur à avoir prôné l'action militaire systématique en Côte d'Ivoire. Disciple de GALLIENI, il a pris les rênes de la "colonie" en 1908.
Dépassé par la resistance des populations locales, ANGOULVANT a théorisé puis appliqué la pacification par "tâche d'huile" en réprimant avec la plus extrême cruauté la résistance des Peuples ivoiriens. A son actif des dizaines de milliers de morts, des centaines de villages brûlés puis déplacés, des chefs exécuté, des famines à répétion.
Encore aujourd'hui un Boulevard porte son nom en plein Abidjan pour l'on ne sait quelles raisons...
Wazi
Le général MANGOU va-t-il être limogé?
L'actualité militaire est présentement secouée par l'imminence d'un limogeage du général de division Philippe MANGOU actuel CEMA des Forces Armées Nationales de Côte d'ivoire. Si dans le principe nul n'est indispensable encore moins inamovible et que le général MANGOU court vers les 4 années moyenne et ordinaire de service d'un CEMA, l'on est en droit de se poser la question de la pertinence de ce prétendu limogeage...
Le général MANGOU faut-il le rappeler a été nommé dans la période troublée de novembre 2004 en remplacement du général de division DOUE Mathias lui aussi issu de la cavalerie qui avait été évincé à cause de l'échec de l'opération "CESAR" rebaptisée par la suite "Dignité". Le limogeage brutal du général DOUE était en fait motivé par l'absence de loyauté de la part du natif de Yrozon qui était "travaillé" par les agents de la DGSE présents en Côte d'Ivoire toutes choses qui étaient sûes par les "grandes oreilles" des services ivoiriens d'intelligence. La jeune garde des Hommes de la "Légion d'Honneur" avait été placée "au pouvoir" par le président GBAGBO soucieux de garder la main sur l'outil militaire en y mettant des valeureux militaires, loyaux et honnêtes.
Cette jeune garde n'avait pas tardé à faire ses preuves, le président GBAGBO décida alors de recompenser les actions de MANGOU en le nommant général de division. Une nomination inespérée pour un officier certes courageux mais qui ne disposait pas d'un bagage académique impressionnant et qui il y'a encore 5 ans était un parfait inconnu pour les profanes. Les actions de l'énergique cavalier de Saumur destabilisent il est vrai les ennemis de la République et les abonnés des putsch avec leur corrollaire de victimes innocentes.
Décidées de destabiliser la République dans ses fondements les plus sûrs, ces ennemis qui se revêtent de la peau d'agneau à l'occasion sont décidés à faire feu contre un Homme dont la loyauté n'est plus à démontrer. A la vérité, ne disposant que de maigres cartouches depuis la dynamique insufflée par l'Accord de Ouagadougou auquel adhèrent pleinement les FANCI, ces adversaires de la démocratie prêchent insidieusement la division dans l'espoir de retarder l'inexorable: la réunification de la République.
A la vérité, le remplacement et non limogeage (la différence existe et est notable) n'est pas à l'ordre du jour dans l'agenda présidentiel; le PR étant satisfait du travail de MANGOU. Dans tous les cas MANGOU n'étant pas éternel il sera assurément remplacé un jour par un officier supérieur ou général de sa trempe, la relève qualititative existant au sein de l'Armée avec des officiers comme le général AKAFFOU, le contre-amiral VAGBA, le Lt-colonel ZADI, ou encore le très populaire Lt-colonel KONAN.
Wazi
11 décembre 2006
QUE VAUT ENCORE LE GENERAL DOUE?
L'actualité militaire ivoirienne est animée par des rumeurs de destabilisation cette fois-ci en provenance du GHANA. Cette énième tentative de destabilisation du navire ivoire serait pilotée par le général félon DOUE Yahamun Mathias anciennement chef d'Etat major des FDS. Au delà de cette tentative d'agression de la mère patrie, l'on est en droit de se poser la question de savoir ce que vaut (militairement) s'entend ce félon.
Titulaire d'un curriculum vitae flatteur, DOUE a été diplômé de la prestigieuse Ecole de St-Cyr ainsi que d'une académie rénommée allemande. Pourtant le parcours militaire de l'homme fut sinueux. La rupture apparue le 7 novembre 2004 au soir lorsque le Président de la République le limogea. Depuis DOUE se terra et chercha à quitter le Pays. Les Ivoiriens ont encore en mémoire les images de ce général alité dans un hôpital avec le général MANGOU à son chevet. Devant les caméras de la RTI, le général de division jura qu'il n'était pas un putschiste et prétexta une fatigue générale. Puis on apprit que grâce à l'aide de l'opération Licorne il réussi à quitter le territoire ivoirien pour rejoindre le Burkina Faso. Rejoint par d'autres déserteurs de l'Armée Ivoirienne, il se mit à planifier un plan de destabilisation des Institutions Républicaines.
C'est donc en novembre 2005 que DOUE se manifesta par le canal de RFI, une chaîne dont les accointances avec la rébellion ne sont désormais plus à prouver, que DOUE annonça le premier (?) putsch qui devait se jouer d'avance. Il déclara ainsi que:"J'ai choisi de rompre le silence parce que j'estime que la situation a
trop duré et que le départ de Gbagbo est la condition unique du retour de
la paix en Côte d'Ivoire''. Enhardi par les moyens que les autorités françaises mettaient à sa disposition, DOUE ajouta "si la communauté internationale ne veut pas s'engager à le faire
partir en douceur, moi, je vais le faire par tous les moyens''. Cet engagement n'a bien sur pas perturbé les défenseurs de la République qui attendait de pieds fermes cet espion français.
C'est donc en janvier 2006 que DOUE déclencha ses derniers affidés en attaquant les bataillons d'infanterie et d'artillerie. L'opération se solda par un échec cuisant et eut pour effet de renforcer la cohésion d'une Armée débarassée de ses derniers tenias. La défaite de ce plan mal ficelée mais à nu l'incompétence notoire du général DOUE.
Aujourd'hui les rumeurs deviennent de plus en plus persistantes. Sans les déclarer infondées, il serait essentiel de les relativiser. En effet, dans sa quête de destabilisation du Président GBAGBO, le président CHIRAC avait un moment compté sur DOUE et ses appuis et connaissances des FANCI pour en finir avec le "trublion" de MAMA. Malheureusement pour lui le nombre limité de ses fidèles ainsi que la réaction énergique des FANCI ont anéanti ses derniers efforts pour conquérir le pouvoir d'Etat par la force.
LE GENERAL DESERTEUR EST-IL UNE MENACE POUR LES INSTITUTIONS REPUBLICAINES?
Nous serons tenté de répondre par la négative. Le général félon dispose certes de fidèles dans l'Armée mais ces derniers sont marginaux et n'occupent pas de postes de commandement ce qui rend leur influence négligeable. Contrairement à ce qui se raconte, le général DOUE n'a pas réussi à fédérer l'ensemble des déserteurs de notre Armée. Que ce soit le Commandant SIDIBE, Honoré ZOHIN ou même YAO YAO Jules et Tony OULAI, chacun joue aujourd'hui pour sa propre chapelle politique et pour ses propres intérêts alimentaires. La réaction de l'ex attaché militaire aux ETATS-UNIS OULATA Gaoudi montre que le fameux "colonel-major" ZADI n'est qu'un sombre plaisantin et que ses menaces n'ont d'effet que sur sa propre boîte email.
Le général errant est aujourd'hui réduit à l'état de mendiant. Il lutte pour assurer le train de vie qui était le sien avant sa déchéance. Il ne représente pas une menace imminente pour le fonctionnement régulier de nos institutions. Toutefois, les hommes du Commandant GOUANOU veillent sur le front Est à toute tentative de destabilisation de notre Patrie.
01 décembre 2005
Quel sera le sort du général PONCET ?
L'actualité française est actuellement centrée sur ce que les
journalistes Français qualifient de "l'affaire Mahé" du nom du jeune
Ivoirien Firmin Mahé qui a été assassiné sans raisons apparentes par
des militaires Français.
Présenté au départ comme un vulgaire "coupeur de route" pour légitimer
le crime des soldats de la Licorne, Mahé a ensuite été décrit par des
journalistes de France 2 comme un jeune homme sans histoire, "milicien"
à ses heures perdus et qui était en fait plombier de profession. Les
multiples perquisitions des soldats de la Licorne sans mandats ont
permit de constater que ce " coupeur de route" présumé n'avait pas
d'armes pour "couper" ses routes. Des indices qui prouvent en effet que
Mahé était un homme sans histoires, une image loin du "bandit de grand
chemin" (dixit AFP) que l'on avait bien voulu lui faire porter après sa
réduction au silence dans des conditions perfides.
Au
delà de tout cet imbroglio judiciaire qui ne passionne que les
Français, il serait logique de se demander quel sera le sort du général
Poncet? Poncet subira-t-il son humiliation jusqu'au bout comme le souhaite l'ensemble des Ivoiriens? Rien n'est moins sûr...
Dans
sa tentative de faire de sa "Grande Muette" une armée "vertueuse", il
semble que Mme Alliot-Marie ne sera pas décidée à faire le grand saut
pour faire comparaître le génral Poncet devant le Tribunal aux Armées
de Paris afin qu'il boive le calice jusqu'à la lie. Pour
l'instant l'ex-commandant des Opérations spéciales baradeur
n'est soumis qu'à un simple blâme, mesure administrative conservatoire.
Les
interrogatoires des meurtriers de Mahé ont relevé un crime
plus complexe qu'il n'y paraissait de prime abord. Il est aujourd'hui
établit que "l'ordre venait d'en-haut" et que le colonel Burgaud
n'était lui-même qu'un fusible. Le complice instigateur au sens du Code
pénal français est donc unique, il s'agit du général Poncet qui a en
effet,"par ordre [...] donné des instructions" pour commettre ce crime
(art 121-7 du Code pénal). Ce général doit être punit conformément au
droit pénal par des années de prison fermes au même titre que ses
présumés complices.
La Cour Pénale internationale dont le statut a
été ratifié par la France (qui en fait un signe de vertu
internationale) pourra même être saisie pour statuer sur le cas
Poncet même si les Français ont apporté à sa ratification plusieurs
réserves douteuses.
L'essentiel en tout cas serait que ce présumé
criminel de guerre passe le reste de ses jours derrière les barreaux.
Les juges Français auront-ils ce courage? Les Ivoiriens qui connaissent
bien les Français en doute...
AmaZulu Opadjilè Wazi
25 octobre 2005
Qui est le Colonel-Major Kassaraté?
Le colonel-major Tiapé Kassaraté, nouvellement promu commandant
supérieur de la gendarmerie nationale, est un homme qui a eu une
formation solide dans le domaine qui est le sien. Il est doté d’une
grande expérience.
Après des études primaires à l’EPP de Tabou, il
est admis à l’école militaire Saint Louis du Sénégal en 1963 où il
obtient le baccalauréat série lettres en 1970. Il entre ensuite au
lycée polyvalent mixte de Toulon, en France. Il en ressort avec succès
et est admis à l’école de formation des officiers de Saint Cyr, en
France. En 1977, il obtient le certificat de science criminelle à la
Faculté de droit de Paris. De 1985 à 1986, il entre à l’ENA (Abidjan)
en formation au cycle des officiers option diplomatie. C’est ensuite
l’Institut supérieur de langues qui l’accueille en Allemagne d’où il
ressort avec un diplôme.
Au plan professionnel, après la formation
d’officier à Saint Cyr, le nouveau patron de la gendarmerie a fait
plusieurs stages qui l’ont conduit successivement à l’école
d’application de l’arme blindée et cavalerie de 1975 à 1976 à Saumur,
en France ; au Cour supérieur des officiers de gendarmerie de 76 à 77 à
Melun, en France ; au Cour de capitaine à l’école de cavalerie à Saumur
de 83 à 84 ; au Cours d’état-major à l’école d’état-major en Allemagne
de 86 à 87 ; au Cours supérieur d’état-major à l’école militaire de
Paris de 94 à 95 ; à l’Ecole supérieure de guerre de Paris de 95 à 96
et au FBI à Washington en 1997.
Le colonel-major Kassaraté a occupé diverses fonctions dans la gendarmerie où il a gravi tous les échelons ; de 1977 à 1978, il a été commandant du peloton de gendarmerie de Dimbokro. De 78 à 93, commandant de l'escadron blindé de gendarmerie ; de 1990 à 1993 commandant de la compagnie de gendarmerie à Séguéla ; de 1993 à 1994 ; adjoint commandant légion gendarmerie de Korhogo ; de 1996 à 1999, officier à l’ex-Conseil national de Sécurité. Pendant cette période, il a été chef et/ou membre des missions à l’ex-ANAD, à la CEDEAO, à l’ex-OUA et à la Banque mondiale. De 99 à 2000, il est commandant de la 3ème légion de gendarmerie de Bouaké et, enfin, de 2000 jusqu’à sa dernière nomination en date, il était commandant militaire du palais de la présidence de la République.
C’est donc un officier supérieur de la gendarmerie rompu aux techniques de son métier et doté d’une grande expérience, à l’instar de son prédécesseur, qui vient de prendre les commandes de la Gendarmerie nationale.
28 septembre 2005
Le général Mangou: un Homme d'Honneur...


Présenté comme un «dur» et un «fidèle»
du
président Laurent Gbagbo par les médias étrangers, le Général Philippe
Mangou, nouveau chef d’état-major des Forces armées nationales
de Côte d’Ivoire depuis le samedi 13 novembre 2004 n’a cessé de gagner
en notoriété au sein de
l’armée. Rigoureux, discipliné et véritable homme de terrain, c’est le
1er octobre 1978 qu’il fait son entrée dans l’armée ivoirienne, après
avoir obtenu à l’Université de Cocody, le Diplôme d’étude universitaire
général (DEUG II) en droit. Il reçoit sa formation militaire à l’Ecole
des Forces armées (EFA) de Bouaké, il sera ensuite formé à la
prestigieuse école de cavalerie française de Saumur en France.Après
quelques années de bons états de service, il intègrera le fameux
Bataillon
blindé (BB) d’Akouédo, où il deviendra chef de corps. De cette
expérience qu’il acquiert à ce premier poste de responsabilité dans
l’armée, Philippe Mangou sera muté à la Garde républicaine d’Abidjan à
Treichville, en qualité de commandant en second de cette unité,
autrefois rattachée à la Présidence de la République ; ce, jusqu’en
2000. Il fut brièvement incarcéré après le putsch de Noël, ceci renforça son loyalisme et sa détermination.
Cette même année, le ministre d’Etat chargé de la Défense, M.
Lida Kouassi Moïse, lui fait appel dans son cabinet. Jusque-là
Lieutenant-colonel, il va suivre, dans le cadre de sa formation en
stratégie militaire, plusieurs stages dans certaines écoles
spécialisées en France. En septembre 2002, lorsque la crise
militaro-politique éclate en Côte d’Ivoire, le Général de Division,
Mathias Doué, lui confie le commandement du théâtre des opérations des
FANCI, avec pour base Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne.
Promu au grade de Colonel , le Com-théâtre fait montre de sa
rigueur, de sa discipline, de sa connaissance du terrain et surtout de
son sens élevé du patriotisme, avec plusieurs de ses frères d’armes. Ce
qui leur vaut d’ailleurs l’appellation de «la Légion de l’Honneur».
Grâce à ses prises de positions en faveur de la République, il gagne
non seulement la confiance d’une frange importante des troupes
stationnées sur les lignes de front et dans les casernes, mais aussi du
chef de l’Etat, le président Laurent Gbagbo. Qui n’hésite pas à
l’intégrer dans son «système», pour la réunification du pays… au cas où
les rebelles refuseraient de procéder au désarmement de toutes leurs
factions armées.
Fils de pasteur, ayant reçu une éducation religieuse, le nouveau chef
d’état-major des armées ivoiriennes a été décoré «officier de l’ordre
du mérite national», «médaillé or et argent de la française» et
«médaillé de la MICECI».
Côté vie familiale, le Colonel-major Mangou est marié et père de six
enfants.
Source: abidjan.net et AmaZulu le Weblogger







