Dou__le_tra_treL'actualité militaire ivoirienne est animée par des rumeurs de destabilisation cette fois-ci en provenance du GHANA. Cette énième tentative de destabilisation du navire ivoire serait pilotée par le général félon DOUE Yahamun Mathias anciennement chef d'Etat major des FDS. Au delà de cette tentative d'agression de la mère patrie, l'on est en droit de se poser la question de savoir ce que vaut (militairement) s'entend ce félon.

Titulaire d'un curriculum vitae flatteur, DOUE a été diplômé de la prestigieuse Ecole de St-Cyr ainsi que d'une académie rénommée allemande. Pourtant le parcours militaire de l'homme fut sinueux. La rupture apparue le 7 novembre 2004 au soir lorsque le Président de la République le limogea. Depuis DOUE se terra et chercha à quitter le Pays. Les Ivoiriens ont encore en mémoire les images de ce général alité dans un hôpital avec le général MANGOU à son chevet. Devant les caméras de la RTI, le général de division jura qu'il n'était pas un putschiste et prétexta une fatigue générale. Puis on apprit que grâce à l'aide de l'opération Licorne il réussi à quitter le territoire ivoirien pour rejoindre le Burkina Faso. Rejoint par d'autres déserteurs de l'Armée Ivoirienne, il se mit à planifier un plan de destabilisation des Institutions Républicaines.

C'est donc en novembre 2005 que DOUE se manifesta par le canal de RFI, une chaîne dont les accointances avec la rébellion ne sont désormais plus à prouver, que DOUE annonça le premier (?) putsch qui devait se jouer d'avance. Il déclara ainsi que:"
J'ai choisi de rompre le silence parce que j'estime que la situation a trop duré et que le départ de Gbagbo est la condition unique du retour de la paix en Côte d'Ivoire''. Enhardi par les moyens que les autorités françaises mettaient à sa disposition, DOUE ajouta "si la communauté internationale ne veut pas s'engager à le faire partir en douceur, moi, je vais le faire par tous les moyens''. Cet engagement n'a bien sur pas perturbé les défenseurs de la République qui attendait de pieds fermes cet espion français.

C'est donc en janvier 2006 que DOUE déclencha ses derniers affidés en attaquant les bataillons d'infanterie et d'artillerie. L'opération se solda par un échec cuisant et eut pour effet de renforcer la cohésion d'une Armée débarassée de ses derniers tenias. La défaite de ce plan mal ficelée mais à nu l'incompétence notoire du général DOUE.

Aujourd'hui les rumeurs deviennent de plus en plus persistantes. Sans les déclarer infondées, il serait essentiel de les relativiser. En effet, dans sa quête de destabilisation du Président GBAGBO, le président CHIRAC avait un moment compté sur DOUE et ses appuis et connaissances des FANCI pour en finir avec le "trublion" de MAMA. Malheureusement pour lui le nombre limité de ses fidèles ainsi que la réaction énergique des FANCI ont anéanti ses derniers efforts pour conquérir le pouvoir d'Etat par la force.

LE GENERAL DESERTEUR EST-IL UNE MENACE POUR LES INSTITUTIONS REPUBLICAINES?

Nous serons tenté de répondre par la négative. Le  général félon dispose certes de fidèles dans l'Armée mais ces derniers sont marginaux et n'occupent pas de postes de commandement ce qui rend leur influence négligeable. Contrairement à ce qui se raconte, le général DOUE n'a pas réussi à fédérer l'ensemble des déserteurs de notre Armée. Que ce soit le Commandant SIDIBE, Honoré ZOHIN ou même YAO YAO Jules et Tony OULAI, chacun joue aujourd'hui pour sa propre chapelle politique et pour ses propres intérêts alimentaires. La réaction de l'ex attaché militaire aux ETATS-UNIS OULATA Gaoudi montre que le fameux "colonel-major" ZADI n'est qu'un sombre plaisantin et que ses menaces n'ont d'effet que sur sa propre boîte email.

Le général errant est aujourd'hui réduit à l'état de mendiant. Il lutte pour assurer le train de vie qui était le sien avant sa déchéance. Il ne représente pas une menace imminente pour le fonctionnement régulier de nos institutions. Toutefois, les hommes du Commandant GOUANOU veillent sur le front Est à toute tentative de destabilisation de notre Patrie.