g_n_ral_mangouPrésenté comme un «dur» et un «fidèle» du président Laurent Gbagbo par les médias étrangers, le Général Philippe Mangou, nouveau chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire depuis le samedi 13 novembre 2004 n’a cessé de gagner en notoriété au sein de l’armée. Rigoureux, discipliné et véritable homme de terrain, c’est le 1er octobre 1978 qu’il fait son entrée dans l’armée ivoirienne, après avoir obtenu à l’Université de Cocody, le Diplôme d’étude universitaire général (DEUG II) en droit. Il reçoit sa formation militaire à l’Ecole des Forces armées (EFA) de Bouaké, il sera ensuite formé à la prestigieuse école de cavalerie française de Saumur en France.Après quelques années de bons états de service, il intègrera le fameux Bataillon blindé (BB) d’Akouédo, où il deviendra chef de corps. De cette expérience qu’il acquiert à ce premier poste de responsabilité dans l’armée, Philippe Mangou sera muté à la Garde républicaine d’Abidjan à Treichville, en qualité de commandant en second de cette unité, autrefois rattachée à la Présidence de la République ; ce, jusqu’en 2000. Il fut brièvement incarcéré après le putsch de Noël, ceci renforça son loyalisme et sa détermination.
Cette même année, le ministre d’Etat chargé de la Défense, M. Lida Kouassi Moïse, lui fait appel dans son cabinet. Jusque-là Lieutenant-colonel, il va suivre, dans le cadre de sa formation en stratégie militaire, plusieurs stages dans certaines écoles spécialisées en France. En septembre 2002, lorsque la crise militaro-politique éclate en Côte d’Ivoire, le Général de Division, Mathias Doué, lui confie le commandement du théâtre des opérations des FANCI, avec pour base Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. Promu au grade de Colonel , le Com-théâtre fait montre de sa rigueur, de sa discipline, de sa connaissance du terrain et surtout de son sens élevé du patriotisme, avec plusieurs de ses frères d’armes. Ce qui leur vaut d’ailleurs l’appellation de «la Légion de l’Honneur». Grâce à ses prises de positions en faveur de la République, il gagne non seulement la confiance d’une frange importante des troupes stationnées sur les lignes de front et dans les casernes, mais aussi du chef de l’Etat, le président Laurent Gbagbo. Qui n’hésite pas à l’intégrer dans son «système», pour la réunification du pays… au cas où les rebelles refuseraient de procéder au désarmement de toutes leurs factions armées. Fils de pasteur, ayant reçu une éducation religieuse, le nouveau chef d’état-major des armées ivoiriennes a été décoré «officier de l’ordre du mérite national», «médaillé or et argent de la française» et «médaillé de la MICECI». Côté vie familiale, le Colonel-major Mangou est marié et père de six enfants.

Source: abidjan.net et AmaZulu le Weblogger